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Sont retournés à la Maison du Père en 2016

Paroisses
d'Aubange et d'Aix-sur-Cloie

Unité pastorale ND au Chêne des 3 Frontières

Horaires des messes :

  • samedi : 18h (Aubange)

  • dimanche : 9h (Aubange) - 11h (Aix-sur-Cloie)

  • mercredi : 8h30 (Aubange)

  • vendredi : 16h (Home Bellefleur)

Eglise Notre-Dame du Rosaire - Aubange
Eglise Saint Michel - Aix-sur-Cloie

Bienvenue

église Notre-Dame du Rosaire - Aubange

église Saint Michel - Aix-sur-Cloie

Nous vous souhaitons la bienvenue sur le site d'information des Paroisses d'Aubange et d'Aix-sur-Cloie, situées dans la Commune d'Aubange, dans le sud de la Province belge de Luxembourg. Les 2 paroisses font partie de l'Unité pastorale Notre-Dame au Chêne des 3 Frontières, au sein du Doyenné du Pays d'Arlon et du Diocèse de Namur. 

Informations :

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Il faudrait…

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, j’ai une ancienne ampoule qui met un certain temps pour donner sa pleine luminosité. Il faut qu’elle chauffe comme les anciens moteurs diesel. Je pense chaque jour qu’il faudrait que je la remplace. Je dispose de tout le nécessaire : un escabeau et l’ampoule ; je dis : ce serait quand même mieux si je prenais le temps de la remplacer ! Il faudrait que je passe à l’acte et la bonne volonté ne suffit pas. La dame qui entretient ma maison me l’a déjà suggéré mais rien ne change*. L’enfer aussi est pavé de bonnes intentions.

« Enfant, demain c’est jamais » disait ma grand-mère. Quelles sont les tâches que vous remettez à demain ? En ce qui concerne la prière vous pensez : il faudrait que je m’y mette ; je dispose de tout le matériel nécessaire : bible, livre de prières, missel, chapelet, croix, statue, image etc… mais il y a un blocage intérieur qui  peut sans cesse nous pousser à remettre le rendez- vous comme Madeleine qui pensait : il faudrait que je prenne le tram 33 ; elle oubliait que J. Brel espérait, le cœur battant, la voir arriver pour aller avec elle manger des frites chez Eugène. Il espérait inlassablement mais Madeleine ne montait pas dans le tram. Elle savait qu’elle pouvait y monter mais le laissait passer et le grand Jacques espérait toujours. Savait-elle qu’elle ratait son amour patient ? Disait-elle : il faudrait que j’y aille demain absolument et que je prenne mon ticket ou s’en fichait-elle ? Il aurait été heureux de la voir descendre du 33. Jésus disait :’Zachée, descends vite car il faut que j’aille chez toi’ et non pas ‘je passerai chez toi un de ces jours quand j’aurai le temps’.

Le maraudeur

*C’est fait mais l’ampoule est trop faible !

Dimanche d’antan.

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, vous savez que je suis un vieux rétro qui laisse ressurgir des images de sa jeunesse. Il y a des flashs qui éclairent le présent. Le mot ‘dimanche’ est chargé de sens : le costume différent de la semaine, le tintement de la cloche, qui appelle les fidèles du village sauf un, le voisin en face de la chapelle, Théophile (ami de Dieu en grec !) athée serein, prophète sans le savoir d’une forme d’athéisme à la mode, qui tenait une petite quincaillerie, dans la chapelle, le gros fourneau à colonnes qui ronflait en hiver mais ne chauffait pas assez étant allumé trop tard, le service de la messe, la collecte que je n’aimais pas faire car je devais passer dans un banc d’hommes qui, parfois, me pinçaient les mollets et enfin la crème du dessert du dîner. En revisitant l’histoire de l’Eglise nous apprenons qu’aller à la messe le dimanche conduisait parfois à la mort. Ainsi à Abitène en Tunisie durant la persécution de Dioclétien en 304 le proconsul Anulinus arrêtaient les chrétiens qui célébraient le dimanche. A la question : je ne te demande pas si tu es chrétien mais si tu as participé à l’assemblée, Un chrétien, Félix a répondu : « Combien est sotte et ridicule cette question ! Comme si un chrétien pouvait vivre sans la Pâque dominicale {…} Ne sais-tu pas que c’est la Pâque dominicale qui fait le chrétien ? {…} Quand tu entends dire ‘chrétien’, tu dois savoir qu’il s’agit d’une assemblée qui célèbre le Seigneur ; et quand tu entends ‘assemblée’, sache que là est le chrétien.* » Sans commentaires ! Cela peut être dangereux d’aller à la messe. Que le Ciel vous tienne en joie.

Le maraudeur.

NB J’ai connu une famille dont la foi a été éveillée après un séjour en URSS où les chrétiens étaient des citoyens de seconde zone qui devaient disparaître. N’oublions pas qu’un chrétien sur sept est persécuté aujourd’hui dans le monde.

* Voir la revue Magnificat de février 2024, page 149.

Greffés sur le Christ, pour porter du fruit

Depuis les origines, la tendresse divine veut pour nous l’abondance. « Soyez féconds et multipliez-vous » (Gn 1, 28), telle est la bénédiction dont le premier couple humain est gratifié. En ces temps nouveaux qu’inaugure la résurrection du Seigneur, c’est l’appel à la même fécondité enthousiasmante : que se multiplient les disciples du Christ et qu’ils multiplient les œuvres bonnes pour témoigner de l’amour de Dieu. Ainsi, le Père sera glorifié dans ses enfants. Seule l’union au Fils rend possible l’accomplissement de cette merveille. Selon la belle image de l’Évangile de ce jour, plus nous sommes greffés sur le Christ, la vigne véritable, plus nous portons du fruit. Si nous nous éloignons de lui, nous perdons la sève vitale et nous nous desséchons, pauvre sarment stérile qui n’a plus qu’à finir au feu. Comme le dit la prière après la communion de ce dimanche : « Dans ta bienveillance, reste auprès de ton peuple, fais-le passer de ce qui est ancien à la vie nouvelle. »

Porter du fruit, quelle joie et quel honneur ! Saint Jean nous rappelle en quoi consiste le fruit authentique : aimer par des actes et en vérité, loin des belles paroles et des grands discours qui restent lettre morte. C’est bien ainsi que le Christ nous aime : il s’engage jusqu’au bout, jusqu’à livrer sa vie ; dans l’eucharistie, il se fait nourriture en nous donnant sa propre chair, son propre sang. En recevant cette force divine, la force de celui qui est vainqueur de la mort et du péché, nous sommes rendus capables d’aimer à sa suite et à son exemple.  …

Ce n’est pas assez d’aimer,

il faut le prouver.

C’est une toute jeune carmélite normande qui a le mieux résumé, et vécu, le mystère du sarment qui se laisse irriguer par la vigne : « Oui, je le sens, lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime toutes mes sœurs. » Sainte Thérèse de Lisieux avait décidé de poser chaque jour des actes d’amour, dans le quotidien parfois bien aride de la vie communautaire. Or comme l’amour ne meurt jamais, comme l’amour est victorieux de la mort, il plaît au Seigneur qu’elle continue à jamais de répandre l’amour. Le 7 janvier dernier, on célébrait au sanctuaire de Lisieux la clôture de l’année jubilaire, en mémoire du 150e anniversaire de sa naissance (1873) et du centième anniversaire de sa béatification (1923). Même l’Unesco s’est associé à cet hommage, reconnaissant en Thérèse une femme de culture et de paix, connue dans le monde entier. Qui pourra dénombrer l’abondance des grâces répandues par son intercession à l’occasion de cette année jubilaire ? Comme une sœur aînée, Thérèse nous montre l’exemple de l’incroyable fécondité d’une vie unie au Christ ressuscité, qui s’épanouit désormais dans l’éternité.

Dimanche d’antan. 

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même Chère entre les lignes, la plupart des chansons qui passent sur les ondes sont des chansons d’amour. J’en écoute très peu car je suis un auditeur matinal de la radio pour recevoir la douche glacée des nouvelles du monde et je ne suis pas grand connaisseur des poésies amoureuses.  Ces chansons, comme beaucoup d’autres, sont des tubes qui restent parfois peu au hit- parade. Elles expriment les amours tumultueux et douloureux des couples qui se trouvent, se perdent, se retrouvent, se déchirent.  Que c’est dur d’apprendre à aimer !  Les ‘toi et moi’ ont de la peine à devenir ‘nous’. Quel chemin escarpé aux passages étroits plein d’embuches. On n’est pas couple au départ, on le devient si on le décide ensemble en s’engageant librement avec courage*. Les chansons d’amour sont, la plupart du temps, ‘duels duaux’ qui ne mentionnent jamais l’accueil de l’enfant qui vient s’immiscer et empêcher la fusion. Des couples qui cherchent à ‘s’épanouir’ se demandent si l’enfant ne sera pas un gêneur pour leur bonheur. Et puis faut-il encore mettre des enfants dans un monde qui génère l’angoisse et la peur ? Dans les ères géologiques du passé il y avait plusieurs espèces d’humains qui ont disparu. Actuellement nous sommes les seuls. Quelle espèce vivante va prendre le relais de la conscience et de l’amour si nous perdons la foi en la continuation de la vie reçue des ancêtres ? Et nous avons l’audace de croire que Dieu est venu sur nos chemins terrestres pour nous dire une grande espérance : Un jour l’Amour vaincra.

Le maraudeur.

* l’amour du couple est une longue histoire évolutive. Après ‘l’amour éblouissement’ et fusionnel succède l’étape où l’autre apparait dans son altérité. La naissance d’un enfant est mutation de l’amour du couple qui aime l’enfant né de leur amour. Les difficultés de la vie et l’usure du temps obligent à refonder le couple dans le respect mutuel, le pardon, les épreuves de santé. Il faut sans cesse se retrouver, dialoguer, partager, renforcer le lien au quotidien. Il faut sans cesse se marier et nous pouvons y arriver. Promesse d’éternité.

L’œil attentif

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, de beaux tableaux restent gravés au fond de la mémoire s’ils ont été bien enregistrés par notre rétine émerveillée. Actuellement, le 20/1, ‘mon bouleau’* scintille de ses mille perles sur l’écrin bleu du ciel grâce au soleil d’hiver. Le givre est transfiguré en diamants éphémères. Quelques jours auparavant le paysage de givre avait comme toile de fond des nuées sombres. Gloire et ténèbres ensemble comme dans la genèse où la lumière était séparée des ténèbres. N’avez- vous pas en vous des images non décolorées par le temps ? Des visages uniques ridés par l’âge mais aux regards lumineux et plein de bonheur ? Maintenant notre regard peut contempler l’infiniment grand et l’infiniment petit. Ne nous en privons pas. Explorons l’univers de la cellule, des atomes et des galaxies, vastes champs floraux au milieu desquels nous pouvons nous promener. C’est notre parc Avez-vous déjà contemplé le clair de terre sur la lune, les déserts rocailleux de la planète mars, les lunes de Jupiter, Io et sa surface volcanique, le soleil notre étoile qui bouillonne pour nous chauffer et éclairer ? Notre planète bleue qui nous abrite et que nous défigurons par cupidité. N’y a-t-il pas un projet pour aller labourer les fonds marins et en extraire des métaux au service de nos technologies ? Nous sommes capables de tout saccager. Le Ciel** n’est pas en joie, sa colère gronde et on s’en fout. Nous savons que tout mourra mais ce n’est pas une raison pour que la jeune humanité se suicide.  

Le maraudeur.

*celui qui se trouve devant ma fenêtre et que je suis le seul à admirer.

** Si Notre créateur le temps d’un clin d’œil, cessait de nous aimer nous retournerions au néant d’où sa Parole nous a sortis. Il n’est pas un bonasse indifférent.

Pensées en rangeant

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, vous savez que je suis toujours en train de me battre contre un ennemi, le désordre qui est mon envahisseur. Il occupe pratiquement tout mon espace mais je mène une guérilla contre lui. Sera-t-il vaincu un jour suite à une contre- offensive victorieuse ? Durant ce combat je continue à penser même en écoutant la télé. Je vois un reportage sur l’Ukraine qui subit l’attaque d’un empire qui veut s’agrandir. Tous les empires veulent conquérir au nom d’une idéologie qui les motive. Si loin en arrière que nous regardions, les mêmes histoires se renouvellent. Pas besoin d’être un grand spécialiste pour se souvenir des « grands » conquérants : de l’Orient et de l’Occident. Napoléon Ier est allé en Russie, Poutine serait heureux de venir à Paris* comme Hitler y est venu triomphant, pour faire naître l’Homme de race pure. Ce serait une « opération spéciale » pour relever l’Occident de « sa décadence ». Moscou serait la nouvelle Rome enfin restaurée. Vous souvenez-vous d’une émission relatant l’ascension de V. Poutine ?  Un entretien privé de quelques minutes avec Nicolas Sarkozy avait été filmé sans doute à l’insu de celui- là.  Je le vois encore mimer la grandeur de la Russie écrasant la petite France. Le président français en est ressorti groggy. Certains pensaient même qu’ils avaient abusé de la vodka. Les grands empires implosent un jour mais après avoir causé bien des dégâts. Et cela continue. Le Ciel sera en joie si les peuples se respectent fraternellement puisqu’il a décidé de suspendre son arc dans les cieux après le déluge. Il élève les humbles et jettent les puissants en bas de leurs trônes. 

Le maraudeur.

*Nous serions sans doute seuls pour résister à ce projet !

Les Ketjes d’Etterbeek. 

Chers lecteurs (trices) sachant lire entre les lignes, un arc ne peut pas toujours être tendu sinon la corde se rompt. Nous non plus ; il faut nous détendre sinon nos plombs sautent et il faut parfois de longs mois pour retrouver la forme. Comment faites-vous ? Pour moi c’est aller farfouiller dans les anciennes revues et les bd. Vous savez que j’ai, entre autres, un faible pour Hergé. Son œuvre est ma bible de chevet. Je suis replongé dans le climat de mon enfance quand en hiver, je les lisais après avoir terminé rapidement mes devoirs. En un quart d’heure c’était réglé, mon père estimant que nous avions assez travaillé durant les heures de classe. Je vais revoir les planches originales de Quick et Flupke parues dans ‘le Petit Vingtième’ à partir de 1930 et rassemblées dans un album paru en 1978. Nos jeunes héros évoluent dans une capitale dont les rues n’étaient pas encore envahies par les automobiles et où les trottoirs constituaient des aires de jeux avec les terrains vagues et les jardins publics. C’est là qu’ils vivent leurs exploits qui se terminent souvent mal  Je ne vous raconte pas toutes leurs mésaventures. On a suspecté Hergé de collaboration durant la guerre. En tout cas ces deux gamins sont conscients du danger des fascismes naissants.* Il suffit d’aller lire la lettre de Quick à son dessinateur pour lui raconter la séance de cinéma vécue avec son papa. Je ne vais pas vous détailler tout cela. Peut-être trouverez- vous sur une brocante ou chez un bouquiniste cet album qui vous tiendra en joie car leurs histoires n’ont pas pris une ride.            

Le maraudeur.

* Si vous écoutez les voix du monde ce climat est de plus en plus actuel. Allez faire un tour en Argentine ou ailleurs. Ouvrez l’œil et le bon… et vos oreilles. Pas op !

Chansons d’amour. 

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, la plupart des chansons qui passent sur les ondes sont des chansons d’amour. J’en écoute très peu car je suis un auditeur matinal de la radio pour recevoir la douche glacée des nouvelles du monde et je ne suis pas grand connaisseur des poésies amoureuses.  Ces chansons, comme beaucoup d’autres, sont des tubes qui restent parfois peu au hit- parade. Elles expriment les amours tumultueux et douloureux des couples qui se trouvent, se perdent, se retrouvent, se déchirent.  Que c’est dur d’apprendre à aimer !  Les ‘toi et moi’ ont de la peine à devenir ‘nous’. Quel chemin escarpé aux passages étroits plein d’embuches. On n’est pas couple au départ, on le devient si on le décide ensemble en s’engageant librement avec courage*. Les chansons d’amour sont, la plupart du temps, ‘duels duaux’ qui ne mentionnent jamais l’accueil de l’enfant qui vient s’immiscer et empêcher la fusion. Des couples qui cherchent à ‘s’épanouir’ se demandent si l’enfant ne sera pas un gêneur pour leur bonheur. Et puis faut-il encore mettre des enfants dans un monde qui génère l’angoisse et la peur ? Dans les ères géologiques du passé il y avait plusieurs espèces d’humains qui ont disparu. Actuellement nous sommes les seuls. Quelle espèce vivante va prendre le relais de la conscience et de l’amour si nous perdons la foi en la continuation de la vie reçue des ancêtres ? Et nous avons l’audace de croire que Dieu est venu sur nos chemins terrestres pour nous dire une grande espérance : Un jour l’Amour vaincra.

Le maraudeur.

* l’amour du couple est une longue histoire évolutive. Après ‘l’amour éblouissement’ et fusionnel succède l’étape où l’autre apparait dans son altérité. La naissance d’un enfant est mutation de l’amour du couple qui aime l’enfant né de leur amour. Les difficultés de la vie et l’usure du temps obligent à refonder le couple dans le respect mutuel, le pardon, les épreuves de santé. Il faut sans cesse se retrouver, dialoguer, partager, renforcer le lien au quotidien. Il faut sans cesse se marier et nous pouvons y arriver. Promesse d’éternité.

Brevet?

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, connaissez-vous Nicolas Chuquet ? En 1484 il a inventé un système permettant d’économiser les zéros. Un million s’écrit avec six zéros ou bien 10 exposant 6.* Après, le billion s’écrit avec 10 exposant 12 et ainsi de suite jusqu’au décillion : 10 exposant 60 et puis ne peut –on pas continuer ? Onzillion : 10 exposant 66. Douzillion : 10 exposant 72, treizillion  etc… On s’arrête à vingtillon ?  10 exposant 120…. oui  car cela suffit pour les petits calculs. N’est-il pas possible de breveter cette invention pour compléter celle de Nicolas Chuquet ? Un peu de gloriole ça ferait du bien mais c’est vite passé et Jésus n’était pas tendre pour ceux qui cherchaient leur propre gloire. Donc cherchons ailleurs et que le Ciel nous tienne en joie. Quand on aime on ne compte pas mais quand on n’aime plus on compte beaucoup.

Le maraudeur.

* il y a une notation courte qui progresse en ajoutant non pas six mais trois exposants. Je vous conseille d’aller vérifier pour voir si je ne suis pas dans l’erreur. A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

Vingt-deux  roues.

Chère lectrice

et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, en bas de la côte qui me reconduit chez moi, je vois un camion de dépannage portant l’inscription ‘Juseret’. Vous devinez que je ne vais pas passer indifférent. Un énorme transporteur routier avec plateau pour engins de chantier est en panne : un pneu déchiré à l’intérieur d’un train de roulement de quatre roues*. Quelle compétence pour sortir la jante avec la carcasse déchiquetée ! Il a fallu trois heures au moins pour réparer. Le chauffeur en regardant bien le pneu arrière gauche vit qu’il était crevé lui aussi. Et tout cela se fait dans le calme, la réflexion intelligente pour arriver au but. Merveilleux esprit pratique de l’Homme qui peut réparer un engin si imposant et si complexe. Les axes des roues sont orientables et peuvent être surélevés. Je suis ignare dans le vocabulaire technique pour nommer chaque pièce mais j’ai ressenti une telle admiration pour ces deux hommes capables de remettre un pareil engin sur la route. Ils ont téléphoné bien sûr à leurs épouses afin de les avertir de leur retard et pour qu’elles gardent les pommes de terre rissolées au chaud ! Albert F, un compagnon d’école doit être heureux de voir son œuvre prospérer dans un village d’une soixante de maisons en Ardenne. Que le ciel nous tienne en joie.

Le maraudeur.

*Il y a 22 roues avec des pneus gonflés à 8 kilos.

 

Cimetières.   

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, il y a déjà quelques semaines, j’ai vécu de bons moments au ‘jardin fleuri’ du jour de la Toussaint malgré le temps venteux et pluvieux. Les parapluies multicolores réjouissaient les sentiers. Comme dans certains pays nous aurions pu partager sur les tombes nourritures et boissons dans la proximité des « disparu (e)s ». Il y avait un petit air de fête dans ce lieu normalement tristounet et silencieux ; on aurait dit que nous attendions celles et ceux qui étaient parti(e)s pour un grand voyage mais allaient revenir incessamment comme dans l’ancien cimetière de Theux autour de l’église il y a déjà un petit air de résurrection. Les tombes sont cassées et pour la plupart, ouvertes. Un matin de l’année trente*, le lendemain du sabbat, en Judée près de Jérusalem un frémissement de stupeur devant un tombeau vide saisit un groupe de familiers du Nazaréen, frémissement qui s’est transformé en joie définitive après 50 jours. L’étrange rumeur s’est répandue dans le monde et court toujours. Rien ne l’arrêtera : elle se propage et se communique malgré tous les vaccins que nous inventons pour la neutraliser. Avez- vous déjà été « contaminés » ? Ne craignez pas, ne portez pas de masque et que le Ciel vous tienne en joie en attendant la venue de Celui qui est déjà venu et attend son Jour. Il faudra redire que ce n’est pas de la mythologie… 

Le maraudeur.

*Il faudrait calculer la date juive approximative : 3800 ? Je n’oublie pas la chanson du père Duval SJ : le Seigneur reviendra il l’a promis ne sois pas endormi cette nuit-là…ce sera le Noël définitif, accompli du Verbe fait chair pour la glorifier.

Minutes ‘perdues’

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, chaque matin j’apprends qu’un nombre de minutes de plus en plus nombreuses sont perdues sur les routes menant aux cités où les humains travaillent. La speakerine nous informe en prenant un ton désolé que vous perdez autant de minutes à Sterpenich ou au carrefour Léonard. Que faire pour que ces précieuses minutes ne soient pas perdues irrémédiablement ? Des milliers de voitures ‘piaffent’ impatiemment avant d’arriver aux parkings de plus en plus encombrés. Ces minutes ne peut- on pas les retrouver, les exploiter, les rentabiliser ? Vous me direz qu’il suffit d’utiliser les transports en commun et vous avez raison mais le réseau ferroviaire vers le GDL n’est pas facile à moderniser. Alors ne râlez pas et profitez de ce ‘temps perdu’ pour réfléchir, écouter de la musique dans le silence de votre habitacle et si vous faites du covoiturage, passez de bons moments d’amitié et de partage. Vous pouvez aussi rejoindre une communauté priante sur RCF et maintenir le contact vivifiant avec Celui que l’on n’a jamais le temps de rencontrer et qui ‘brûle’ de nous rejoindre comme un amoureux assoiffé. Il toque à notre vitre intérieure dans l’espoir qu’un jour nous prendrons le temps de partager un peu d’intimité. Mais nous sommes tellement pressé(e)s et encombré(e)s. Nous remettons ce rendez- vous à demain. « Enfant, demain c’est jamais » disait ma grand- mère. Que le Ciel qui ‘prend son temps’ et espère nous rejoindre nous tienne en joie chaque matin sur le chemin du boulot.     

Le maraudeur

Le singe et l’écureuil.

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, j’ai toujours aimé les histoires de bêtes, les fables de La Fontaine et tant d’autres. Mon père en inventait quand j’étais enfant. Un singe et un écureuil habitait au bois ‘Ramon’ entre Juseret et Massul et y avaient construit une cabane. Ils sortaient la nuit pour faire des niches aux gens du village. C’était la fête pour moi quand il prenait le temps de s’arrêter pour en improviser une qu’il avait sans doute préparée. Il avait voulu en conter une à mon cousin Pierre qui lui dit tout de go : « C’est pas vrai ! » Le charme avait été rompu et le récit s’est arrêté net. Des animaux qui s’entendent ne serait-ce pas le signe que les temps messianiques ont commencé comme dit Isaïe, la vache et l’ours auront le même pâturage, l’enfant jouera sur le nid du cobra. Les animaux et les humains ne se boufferont plus les uns les autres. Le puma ne dévorera plus le paresseux trop lent pour échapper à son appétit vorace. Il se suspend de tout son poids à sa queue et le bradype doit lâcher prise malgré ses puissantes griffes. La caméra n’a pas filmé la suite. Brrr… Par contre c’est un plaisir de voir des courtes vidéos sur l’amitié entre les bêtes.* Quel plaisir de regarder un petit singe et un porcelet s’apprivoiser très vite. Une ‘amitié est vite conclue. Ils font connaissance avec tous leurs sens. Ils sentent, se touchent, s’embrassent, partagent un chou blanc, Le petit primate enfourche sa monture et se couche sur son dos. Après leurs ébats ils s’endorment paisiblement ‘dans les bras l’un de l’autre’. On perçoit même leur respiration tranquille.  Que le Ciel tienne aussi les humains en bon entente...Il y a encore du chemin. Et si on essayait de s’entendre avec Dieu ? Cela favoriserait sûrement l’entente entre les hommes.

Le maraudeur.

 *Est-ce réel ou virtuel ? Peu importe c’est beau.

AÏ

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, j’ai été voir sur internet pour faire plus ample connaissance avec ce ‘gros paresseux’ qui se retrouve très souvent dans les mots fléchés.  Espérons que cet animal ne serve pas de totem à certains humains qui en font le moins possible, juste assez pour toucher leurs payes.* Ils travaillent  quand cela leur plaît ou leur rapportent. Je connais un paresseux qui le sait et s’efforce de lutter contre ce défaut. Mais j’espère qu’il n’y a pas trop de glandeurs qui tentent de cacher leur jeu en paradant. Revenons à notre bradype. J’ai lu qu’il avait 18 dents : 10 au- dessus et 8 en bas à croissance continue comme les requins. Il ne va pas chez le dentiste ( ?). Il se cache dans les arbres pour échapper aux prédateurs, les jaguars, ocelots et aigles harpies. Il descend une fois par semaine pour déféquer et se libère d’un tiers de son poids. Sa digestion est lente et il se déplace dans les arbres à une vitesse de 0,6 km à l’heure, il dort 12h par jour. Il peut faire tourner sa tête à près de 270°. Il ne s’accouple que tous les deux ans. Après 6 mois la femelle donne naissance à un petit de 200 à 250 gr qu’elle abandonnera  aussi dans les 6 mois. Il y a une bonne paresse qui repose d’un effort et recharge les batteries. C’est tout différent de la fainéantise des tire-au-flan qui se débinent et font travailler les autres. Signalons que Jésus n’aime pas les paresseux. Il les fustige dans de nombreuses paraboles. St Paul non plus. Les médecins conseillent de ne pas laisser rouiller nos cerveaux. Les études ne sont jamais terminées. Que le Ciel vous tienne en joie.  

Le maraudeur.

*La paresse est une maladie endémique qui peut nous toucher toutes et tous. Nous connaissons des professeur(e)s compétent(e)s qui, parfois se heurtent à des jeunes intelligences fermées qui ne veulent pas apprendre ; certain(e)s enseignant (e)s lassé(e)s de cette indolence, pensent même à changer de profession.

Cachez ce sang que je ne saurais voir.

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, vous avez peut-être déjà lu les BD ‘les tuniques bleues’ relatant des épisodes de la guerre de sécession aux USA. C’est plein d’humour non sanglant. Il y a des quantités de tués qui ont l’air de dormir et de blessés mais ‘sans sang’. Les uniformes ne sont jamais tachés et restent d’un bleu ou gris, prêts à l’emploi. Des batailles propres ! De même les croix chrétiennes sont bien propres pour ne pas heurter. Il ne faut pas nous effrayer, nous traumatiser avec des croix sanguinolentes. Les parents ont peur de montrer à leurs chers petits le récit de la passion et de la mort du messie alors que le sang coule partout sur la terre. Les premiers chrétiens représentaient Jésus sous l’image du bon pasteur. Il a fallu attendre le VI ième siècle pour qu’apparaisse la croix nue suggérant le ressuscité. Ensuite le ressuscité en tunique et couronné était devant la croix comme à Reims dans l’ancienne cathédrale ; puis il fut cloué comme à Tancrémont près de Banneux, à Tongres et à Lucques en Toscane. Ensuite il fut représenté souffrant, mourant portant la couronne d’épines. Il existe aussi un Christ nu remisé dans une sacristie pour ne pas choquer les bonnes âmes. Au plateau d’Assy en Haute Savoie le Christ de Germaine Richier a aussi scandalisé les bons chrétiens et on a dû le retirer durant de nombreuses années. Il y a un film de Mel Gibson sur la fin de la vie de Jésus. Il passe rarement à la TV car il montre les choses comme elles se sont déroulées. La gloire de Dieu s’est dévoilée dans la crucifixion où nous voyons jusqu’où va l’amour de Dieu, la malédiction de la croix. Les saint(e)s n’ont pas peur de la croix. Lisons la méditation de Ste Brigitte jusqu’au bout et la vie de Ste Thérèse de la sainte Face et nous comprendrons que la croix et la joie pascale ne sont pas incompatibles.*

Le maraudeur.

il y a moins de crucifix dans les maisons. Heureusement il y a encore quelques calvaires le long des chemins. Enfin le linceul de Turin est incontournable car il nous donne l’image d’un crucifié des années trente à Jérusalem, énigme scientifique. La mort d’un crucifié maudit restera toujours un scandale et une folie qu’on a peur de regarder en face. Nous préférons un visage doucereux aux couleurs sulpiciennes, fades loin de son visage réel. Idem pour la Vierge Marie. Délivrez- nous des bondieuseries qui enlaidissent nos églises et nos ornements.

Nuits blanches

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, il m’arrive la plupart du temps de rester éveillé deux ou trois heures durant la nuit. Et vous ? Que faites- vous si cela vous arrive ? Vous vous retournez comme une saucisse sur un barbecue ? Vous vous levez pour regarder la télé ? Vous ouvrez le frigo pour y chercher un petit reste à grignoter ? Souvenez-vous de ‘ la grande Vadrouille’. Si votre ‘côte à côte’ ronfle vous sifflez ou lui donnez un petit coup de coude pour le réveiller un peu ? On m’a déjà dit qu’il fallait coudre une bille dans le dos du pyjama pour l’empêcher de dormir sur le dos. Je repense aux Dupont et Dupond. L’un demande à l’autre : ‘Tu dors ? –Oui – Tu ne dors pas puisque tu parles - Mais tu sais bien que je parle toujours en dormant.’ Si les deux allongés sont sur la même longueur d’onde ils peuvent prendre le temps de parler. En ce qui me concerne, j’écoute la radio en la réglant sur le mode ‘piano’ C’est intéressant car FC repasse des anciennes émissions, mémoire radiophonique, et je fais connaissance avec des personnes oubliées. Mais cela peut être parfois très ennuyeux car elle nous force à entendre ‘du bruit’. Je n’arrive pas à goûter ce vacarme nocturne*. Si vous croyez que Dieu ne dort pas vous pouvez lui confier vos secrets. S’il ne dit rien c’est qu’il vous écoute. Les psaumes sont remplis de ces prières nocturnes. Péguy fait dire à Dieu qu’il aime la nuit et la confiance de l’enfant qui s’endort en faisant sa prière en laissant ses soucis sur la carpette. Il est temps que j’aille dormir et que le Ciel vous tienne en joie.  

Le maraudeur.

* La nuit du 16 au 17 juillet était consacrée au rock marginal. On comprend pourquoi. Quel tintamarre insignifiant pour moi ! Par contre une nuit avec Bourvil passe vite.

Danse

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, savez- vous danser ? Que c’est beau de voir des couples ou des groupes qui dansent.  La danse olympique sur glace c’est fantastique. Je vous avoue que je ne sais pas danser. Ma cousine qui est un peu plus âgée que moi, a voulu m’apprendre il y a 70 ans mais sa sentence a été sans appel : mon cousin, tu ne sauras jamais danser. Alors je me suis résigné. Une fois encore j’ai répondu à une invitation de Françoise, (cherchez laquelle) lors d’une fête à l’école St Bernard. Mais cela a été mal vu par un catholique pieux qui s’en est plaint à R. Mathen qui m’a dit entre ses dents le lendemain au déjeuner : ’Ben oui tu vois, il faut faire ‘attenchion’. Je me suis souvenu de Roger M. qui me précédait au petit séminaire et avait été remercié après avoir dansé à la fête de son village en 1958. Alors maintenant je regarde danser les fleurs autour de la maison. Les pâquerettes ont disparu mais elles ont été remplacées par de belles fleurs jaunes de la famille des marguerites, probablement des crépides* capillaires (?) ou une autre espèce de la même famille. Au gré de la force du vent elles dansent au-dessus du gazon qui ne souffre pas trop de la tondeuse. Pour l’instant le vent souffle à au moins 60 km heure et elles valsent gracieusement sans tomber pas loin des vaches qui ruminent en agitant la queue et les oreilles. Cela maintient le cœur en joie. Où aller pour s’émerveiller de ce spectacle ? Pas dans notre système solaire en tout cas.

Le maraudeur.

* crêpis : chaussure des anciens grecs

Savoir vivre.

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, vous avez déjà vu des sacs poubelles refusés par le camion parce qu’ils n’étaient pas réglementaires ; Ils restent là et n’appartiennent plus à personne* ; ils se déchirent et ceux qui les ont déposés s’en moquent. D’autres les rangent dans les caves en attendant que les rats y viennent**. Cela crée un drôle de climat dans l’immeuble et nuit au ‘vivre ensemble’. Les sacs bleus s’accumulent car ceux qui les ont déposés ne les reprennent pas pour les trier. Pourtant c’est simple : il suffit de saisir. En veillant à la propreté nous participons au travail d’assainissement de la planète pour qu’elle ne soit pas une immense poubelle ; Pour ma part j’essaye de limiter l’usage du plastique qui pollue notre petite perle bleue qui tourne, tourne… il y a du plastique partout : dans la terre, l’eau, les organismes vivants. Des nouveaux continents se forment dans les océans, des continents de plastique. Quels dégâts ! Nous pouvons consulter les sites oceancampus.eu et theseacleaners.orgue/fr//manta-innovation

Sortons de notre inconscience égoïste pour participer au sauvetage de la création que Dieu nous donne. Notre planète est une planète « miracle », cadeau du Dieu Père-Source, Fils-Sagesse et Esprit-Lien d’Amour. Pensons-y et nous trouverons la joie en relisant ‘Laudato Si’ du pape François.

Le maraudeur

* J’ai vu près d’un immeuble treize sacs bleus abandonnés depuis des semaines dont certains sont déchirés. Ils vont devenir un dépôt sauvage et ceux qui les ont déposés ne bougent pas.

** Si nous laissons des ‘poubelles ‘ pourrir au fond de nos âmes elles vont empoisonner nos vies. Sortons-les et confions-les au Pardon de Dieu et, comme le fumier sorti de l’étable et épandu dans les champs, elles fertiliseront le sol en vue d’une bonne récolte.

NB : Bonne nouvelle, une dame a pris sur elle de porter tous ces sacs aux poubelles. Chapeau ! Car elle n’était sans doute pas responsable de toute cette crasse.

Déboisement.

Chère lectrice et cher lecteur sachant même lire entre les lignes, une des préoccupations écologiques  majeures pour notre planète est la disparition des forêts primaires, poumons de notre planète sacrifiées la plupart du temps pour des intérêts à court terme. Il y a aussi le déboisement de nos âmes et de nos esprits qui nous stérilise et fait de nous des animaux sans mémoire, de pures machines sans cœur. Le crâne des patriarches est le plus souvent  dénudé comme le mont Ventoux* mais il peut cacher une végétation de plus en plus dense qui progresse malgré l’âge. Il n’est jamais trop tard pour reboiser nos esprit. En ce qui me concerne j’ai eu la chance d’être dans une petite école primaire villageoise où chaque jour à 16h avant de repartir dévorer de bonnes tartines, nous écoutions ‘monsieur le maître’, mon père Louis Piron, raconter des histoires de la bible, illustrées par de grands cartons représentant  les épisodes qu’il nous retraçait. Tout cela se gravait profondément dans nos jeunes esprits et nous pouvions les revoir dans la bible des écoles de J.Ecker (1933) qui figure toujours à portée de la main dans ma bibliothèque. Ce terreau fertile a bénéficié d’enrichissement au fil des années et  en visitant  La Chaise- Dieu et ses merveilleuses tapisseries** j’ai mieux compris la beauté de l’héritage que j’avais reçu dans mon enfance. Ce qui contraste avec le vide actuel de l’esprit de nos contemporains qui ignorent la grandiose Histoire de la foi d’Israël et des chrétiens attachés à la personne de Jésus, Verbe incarné crucifié, mort et ressuscité pour sauver la grande histoire cosmique lors de sa Venue espérée.

Le maraudeur.

*Il paraît que l’on a réussi à reboiser ses pentes  avec des chênes, de pins et des cèdres.

** Lors d’un voyage en Auvergne avec ‘Terre de sens’ des diocèses de Namur- Tournai fin avril.

Un p’tit miracle ?

Chère lectrice et cher lecteur sachant lire même entre les lignes, dernièrement j’ai été témoin d’un p’tit miracle qui m’a réjoui le cœur. Je l’avais toujours espéré mais je n’y croyais plus et il m’a été donné de le vivre malgré mon âge avancé ; ce qui m’a fait repenser à Sarah et à Abraham. Vous savez très bien que nos assemblées dominicales rurales sont moribondes. S’il n’y avait pas les chorales on pourrait fermer boutique. Elles tiennent bon comme le dernier carré à Waterloo. Un de ces dimanches à l’eucharistie de onze heures nous étions quatre en bas et la chorale au jubé près de l’orgue. Celle-ci suggère : si on disait la messe au jubé ? Il y a une table et des chaises- d’accord… mais si une personne handicapée vient, elle ne saura pas gravir les escaliers- alors ‘on descend’ suggère la chorale. Je n’en croyais pas mes oreilles. Et nous nous sommes retrouvés ensemble comme autour d’un feu de camp pour chanter, célébrer le Seigneur comme le chant d’entrée le disait*. Ce fut une des plus belles eucharisties que j’ai vécue en soixante ans en la présence de Celui qui nous a dit : je serai toujours avec vous jusqu’à la fin des temps. Nous avons rassemblé les braises et le feu a repris, clair, joyeux et chaleureux.  Pour que le Ciel nous tienne en joie il faut y mettre du sien.

Le maraudeur.

* Faisant partie d’un groupe vivant ils n’ont pas peur de se réunir côte à côte tandis que les ‘pratiquants’ qui ne se connaissent pas ne cherchent pas souvent à se rassembler mais tiennent à s’isoler comme au cinéma quand les spectateurs sont clairsemés.

Elle est réveillée*

Cher lecteur et chère lectrice sachant lire même entre les lignes, c’est la grande fancy-fair en Chine cent ans après le début du PCC. Le plus puissant parti du monde s’autocélèbre en grandes pompes. Le coup d’œil en vaut la peine : voir ces foules colorées réalisant de belles figures mouvantes. Cela me rappelle les fêtes du séminaire de Bastogne des années 50 où nous défilions dans la grand- rue en chemises blanches ornées d’un écusson. Au pas camarade, au pas … Sur la place du ‘carré’ devenue la place Mac- Auliffe, en haut de la ville nous réalisions une démonstration de gymnastique de masse soutenue par une musique qui n’était pas de la Hi-Fi. Il y avait la gymnastique d’élite soutenue par le préfet qui la nommait « ma gym ». Table de saut réglable pour la haute voltige et pyramide humaine où le plus léger se hissait au sommet en escaladant ses camarades. Je vois encore les photos au bord crénelé. Tout cela faisait partie de l’image de la ‘maison’ à promouvoir. Mais revenons à la Chine qui se veut l’empire le plus puissant de la terre et prend tous les moyens pour y arriver. Tous ces beaux défilés ne vous rappellent-ils pas les célébrations nazies qui ont précédé la deuxième guerre mondiale? Volonté de puissance, élimination des opposants dans les camps, pensée unique, conquêtes bien orchestrées pour envahir le monde. Fausse image d’une humanité en quête d’unité, nouvelle tour de Babel qui, un jour s’écroulera comme toutes les autres. Les empires les plus puissants, même s’ils durent mille ans, tomberont car la liberté humaine est plus forte que toutes les dictatures. Dommage que les hommes deviennent amnésiques. Relisons le livre de Daniel où nous voyons un petit caillou qui fait tomber l’orgueilleuse statue au pied d’argile. J’avais un vieux cousin Félicien Guillaume qui, si mes souvenirs sont exacts, voulait apprendre à piloter un petit avion pour échapper au péril jaune en allant en Angleterre ! Que le Ciel nous tienne en espérance ! En attendant, travaillons, prions et soyons joyeux comme le suggérait St Benoit et que le ciel nous tienne en joie. Pas facile de guérir cette déprime ambiante !

Le maraudeur.

*Alain Peyrefitte avait écrit en 1973

 ‘Quand la Chine s’éveillera’

« Respirer notre vie »

Tel est le titre d’un livre poème écrit par Frère Bernard-Joseph de l’abbaye d’Orval, un livre qui nous invite à être à l’écoute de notre respiration, de notre souffle. Edité en avril 2018, ce recueil est d’autant plus précieux aujourd’hui qu’il met en lumière ce miracle, cette merveille qu’est notre « respir ».

 

La question de la respiration est très actuelle et la crise sanitaire met en évidence son importance vitale. Respirer, c’est quelque chose d’instinctif, de naturel, sauf lorsqu’on s’aperçoit qu’on respire mal ou que, confronté à une épreuve, on nous dit : « Respire un bon coup », pour reprendre courage. Ce mouvement de la vie même, inspirer, expirer, s’est vu malmené, tant par un virus que par un rythme de vie effréné qui n’a fait que s’intensifier au fil du temps. Ici et là fleurissent des techniques pour apprendre à maîtriser sa respiration, notre souffle ne serait-il donc que cette quinzaine d’inspirs-expirs que nous produisons chaque minute et qu’il nous faut travailler pour respirer plus librement ?

 

En ce printemps, j’ai pu rejoindre l’abbaye d’Orval et participer aux journées de ressourcement qui avaient pour thème : « Corps vivant, Corps présent, Corps priant ». Frère Bernard-Joseph nous suggère de creuser en profondeur pour que s’ouvre en nous « un autre espace » qui nous donnera de respirer, de vivre au large, d’être conscient du souffle pour accueillir la vie avec gratitude. Il nous invite à entrer dans cette joie du souffle par la poésie et la découverte d’auteurs qui expriment ce qui est essentiel au cœur de l’être humain.

 

Orval, avec une joie immense, je retrouve cet espace de beauté ! Pouvoir à loisir admirer, contempler, regarder, écouter … « sans bruit », le frémissement du vent jouant dans les feuilles des arbres, la joie mélodieuse du merle au lever du jour ! Oui, il est possible de respirer la beauté du monde ! S’asseoir, se laisser habiter par ce souffle intérieur qui vous soulève, vous bouleverse et vous rejoint au plus profond. Le silence m’apaise, me nourrit, m’aide à écouter … Dieu est discret, il est là dans le « murmure d’une brise légère ». Dans nos vies envahies par le bruit et les vertiges, le silence est une richesse.

 

Les espaces de prière … De vastes nefs où s’égrènent les versets des psaumes, pour donner de la respiration à nos cœurs … La grande cour qui vous ouvre les bras, un jardin de pierre ou une chapelle, une halte auprès du grand chêne à la tombée du jour, autant de lieux qui invitent au « respir »

Respirer et prier, vraiment ? Voici ce que nous dit le jésuite Dominique Salin : « La vie spirituelle est d’abord une affaire de respiration, de souffle. Prier, c’est d’abord apprendre à respirer, au sens propre et au sens imagé du mot : se défaire du stress, de l’essoufflement qui est, peu ou prou, le lot de chacun d’entre nous. Prier, ce n’est pas seulement enchaîner des mots, c’est reprendre son souffle, le laisser s’accorder au rythme, aux pulsations de l’Esprit. »

Quelques mots encore glanés dans le livre de Frère Bernard-Joseph :

Je respire - merveille - grâce - Ça respire en moi  - 

Le Souffle - le Vivant respire en moi - Respire -invisible prière

 

Puis-je souhaiter à chacun, à chacune de cultiver cette respiration ? Respirer, dans tous les sens du terme : air, bienveillance envers soi, les autres et tout ce qui nous entoure, beauté, spiritualité, autant de fragments qui font notre humanité.

Marie-Thérèse Kirsch

Aubange

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